ARNO WALDEN …

Né dans les années 70 je pourrais vous faire la bande son de mon enfance sans aucune difficulté. Des images jaunes orangées, de la musique disco, des retransmissions live des concerts de Woodstock … En quelque sorte la bande originale d’un film de Tarantino.

1983, “IRON MAIDEN” vient de sortir l’album «The number of the beast ». C’est la révélation. Je deviens immédiatement un adepte. A l’époque j’habite une ville de banlieue peuplée de rebelles, cheveux long, vestes « patchées », jeans élastiques, baskets montantes …
Fin 80 je fais mes premiers pas sur scène, deuxième choc ! Je me sens littéralement engloutis par ce monde fantastique !
Dans les années 90, en tant qu’adepte des sports de combats et grâce à une réputation de « mec à ne pas emmerder », je me retrouve embauché dans une boîte de sécurité gérée par les Hell ‘s Angels. Ce qui me permet d’approcher des types tels que Lemmy kilmister de MOTORHEAD, Klaus Mein des SCORPION, Bernie de TRUST … Pour moi la chanson de METALLICA « Wiplash » résume bien cette époque de ma vie.
Tout aurait pu être autrement … Sauf que l’action se déroule en France … Pas vraiment le pays du rock n roll. Plus tard lors de mes voyages aux usa je me suis souvent dit que je n’étais pas né du bon côté de l’atlantique … Le rock n roll ne payant pas son homme je me laisse happer par un autre monde, celui de l’entreprise des chiffres de l’argent … Plutôt ambiance Donna Summer « She work hard for the money ».
Mais l’éloignement de cette vie trépidante qu’est le monde du spectacle laisse en moi un grand vide qui me consume de l’intérieur … Il faut que ça sorte.

Début des années 2000 je me lance dans l’éreintante vie des personnes que l’on nomme des « slashers ». Le terme Slasher est un anglicisme dérivé de slash, le signe typographique (/) que l’on a vu apparaître ces temps-ci dans la presse américaine et qui désigne des personnes pour qui le travail se conjugue au pluriel. Les slashers sont des militants du cumul. Ils sont graphiste/céramiste, journaliste/producteur de musique, bibliothécaire/ prof de shiatsu …

C’est ainsi que je reprends la route et sillonne les scènes Française avec quelques formations.
En 2003 je fonde le groupe rock « Toxinoizer » avec lequel j’enregistre un album et un mini Lp.
Lors de l’enregistrement de l’album de Toxinoizer, je fais la connaissance de celui qui deviendra mon Fère d’arme : Jéroboam.
Une relation quasi fusionnelle se crée entre nous.
En 2009 Jéroboam travaille sur une série. Il me confie la délicate position d’acteur principal.
Je co-écrits le générique de la série avec Jéroboam. Le titre « Faire une pause », est le commencement de notre collaboration musicale.
A cette époque ma vie entre dans de fortes zones de turbulence. Je traverse des moments difficiles pendant lesquels ma façon de rester en «surface » est d’écrire …
En août 2010 je fais écouter à Jéroboam quelques maquettes, quelques heures après nous sortons avec le titre « I’m a Superman ».

3 ans plus tard, avec un bon nombre de concerts, clips et autres émissions de radios au compteur, le besoin de réintégrer les zones sombres des studios d’enregistrement se fait sentir … Avec Jeroboam nous avons pas mal de titres dans nos flycases et il est grand temps de les enregistrer …

Sur ce nouvel album nous avons des invités de prestige ! La chanteuse MTatiana (1789, Jules Verne, Footloose…) et le batteur Aurel Ouzoulias(Mörglbl, Satan Jokers, Chi Coltrane, Renaud Hantson…) !

Les compos font mouche et le talent de Tatiana et d’Aurel révèle un superbe album dont nous sommes extrêmement fiers !!!

La suite de cette histoire s’écrira avec vous !! Car pour moi la musique c’est surtout du LIVE et de vraies rencontres !!

JEROBOAM …

J’ai été conçu le 8 mai 68 par deux jeunes inconscients qui ont pris au mot le slogan « faite l’amour pas la guerre », je suis donc né neuf mois plus tard lorsque les barricades n’étaient plus.

A l’âge de neuf ans je découvre Acdc chez un copain de classe qui m’avait invité pour son anniversaire. Son grand frère, s’était enfermé dans sa chambre et « écoutait » à fond « Let there be rock », le chaos provoqué par cette scène était énorme: certains mômes pleuraient, sa mère tambourinait sur sa porte en exigeant la reddition du forcené et moi qui commençait à franchement m’endormir autour de je ne sais quel jeu de société, je me suis dit ça c’est trop bon!

J’ai passé les 4 années qui ont suivi à jouer de la guitare sur ma raquette de tennis tous les samedis matins en écoutant du « asdèce » à fond quand j’étais seul à la maison. Puis, après avoir subit quelques flagrants délits, mes parents m’ont offert une guitare électrique.

J’ai rapidement monté un home studio, ce qui n’était alors pas fréquent (on est alors en 1986), et là je touche à tout : boîte à rythme, synthé, basse, guitare, chant, batterie. Je monte un groupe. J’enregistre. Je fais plein de concerts.

Je fini mes études à l’école supérieur des arts et techniques de la ville de Paris. Je me fais exempter P4 du service militaire et me voilà à 20 ans prêt pour l’aventure. Pendant 6 ans je ne fais que ça. Je signe à 23 ans un contrat avec HD Music et Warner et sors mon premier album sous le nom de Jeroboam.

En 1999, je forme avec Jim Farm et Gewurtz le groupe Undo qui deviendra Gin & Peanuts.

Je rencontre Arno en 2007 pour l’enregistrement de son album avec les « Toxinoizer ». Notre amitié est devenu de plus en plus forte et alors que je réalisais la série web « Radar 927 » dont Arno tenait le premier rôle, nous avons écrit puis enregistré la musique du générique. L’envie de prolonger l’expérience est rapidement devenu une nécessité.

La suite vous la connaissez…